Une panne à la fois, Dieu pourvoit
Heureusement qu’on avait apporté des vêtements pour faire des travaux!
** English will follow **
Quand on convertit un autobus, on a intérêt à être présent sur des groupes FB de conversion pour créer des liens, trouver conseil et simplement apprendre 1001 choses. Et cette semaine-là du mois de juillet, on a été témoins une fois de plus de la richesse de la communauté. On arrivait le vendredi soir chez Moe et Simpy qui ont un autobus du même modèle que le nôtre. On ne les avait jamais rencontrés, mais Moe et mon mari ont souvent échangé des messages et se sont entraidés au fil des ans. Sachant qu’on passerait relativement près de chez eux, on leur avait proposé de passer un weekend avec eux.
On passera donc un weekend avec Moe, Simpy et leurs deux ados à partager de bons repas et à parler autobus et projets. Pierre Luc en profitera pour réparer le tuyau d’échappement du système de chauffage qui avait malencontreusement été écrasé plus tôt dans le voyage. Anaya a même eu l’opportunité de se faire couper les cheveux par Simpy qui est coiffeuse… pendant que Theo courait après le chien avec le pouch-pouch à eau! Le dernier soir, Simpy a eu une super idée pour notre feu de camp. On a mis guimauves, chocolat et fraises dans des cornets, qu’on a emballés de papier d’aluminium et réchauffés sur le feu. Un vrai délice!
On repart de chez nos amis dimanche matin (on ne pourra malheureusement pas aller à l’église ce jour-là) car on doit parcourir environ 600km pour s’arrêter dormir à Sault Ste-Marie. Une fois la route bien entamée, on commence à sentir une odeur inhabituelle dans l’habitacle de l’autobus. On n’arrive pas à identifier d’où elle vient. On se questionne, mais on n’est pas trop inquiets.
Lundi matin, on reprend la route pour seulement 230km cette fois! Au fil des kilomètres, la même odeur revient! Ça commence à être stressant, mais on ne peut rien y faire pour le moment. On arrive en milieu d’après-midi à Wawa (toujours en Ontario), sur une ferme de bleuets. Pierre Luc continue de réfléchir au problème potentiel, mais sans piste additionnelle. On découvre la petite boutique cadeaux tout à fait charmante; on y achètera de la délicieuse confiture. On s’amusera même en cueillant des fraises (ce n’était pas la saison des bleuets) et on les mangera en un temps record!
Le lendemain, on parcourt un autre 500km vers Thunder Bay. Au fil des nombreux kilomètres, Pierre Luc décèle l’odeur : ça sent la suie. Pas bon signe! La route dans l’ouest de l’Ontario ressemble beaucoup à ce que je me rappelais lorsque j’avais fait la traversée Montréal-Vancouver en train en 2003: un très grand nombres de lacs et de rivières et seulement quelques petites villes. C’est dans ces moments-là qu’on espère que rien n’arrivera avec l’autobus parce qu’on se sent littéralement dans le milieu de nulle part! Mais là, on a visiblement un problème et, même si on peut maintenant identifier l’odeur, on ne sait toujours pas ce qui la cause.
Quelque temps avant d'arriver chez nos hôtes à Thunder Bay, Pierre Luc remarque un centre de services Caterpillar. Il n’y a pas de coïncidence avec Dieu! On a donc pris rdv pour le lendemain, pensant qu’on avait peut-être un problème avec le moteur. Verdict: pas de problème avec notre moteur lui-même, mais l’ordinateur de l’autobus a récemment enregistré un incident au niveau du tuyau d’échappement du moteur. Pierre Luc prend donc le temps de regarder le tuyau pour mieux comprendre ce qui se passe. Pour se faire, il a fallu partiellement ouvrir la gaine qui recouvre le tuyau (et qui sert de barrière pour la chaleur). Il s’aperçoit qu’un morceau du tuyau est en effet craquelé. Il fait une réparation temporaire, le temps de se rendre à Winnipeg où on espère trouver les pièces nécessaires.
La suite des événements nous amènera beaucoup de stress, beaucoup d’inquiétudes et de sueurs froides!! Je vous épargne tous les détails, je vous fais plutôt un résumé! En repartant de Thunder Bay, on avait 700km à parcourir, donc environ 8 heures de route. On était partants pour faire la route d’un coup pour arriver le plus rapidement possible, mais il en a été autrement! Une heure et demie après être partis, un bip très sonore retentit dans le tableau de bord. Assez stressant disons! On s’arrête immédiatement dans une petite halte. Un tuyau d’air a une fuite! On doit le réparer, mais le magasin le plus proche est celui de Thunder Bay. Anaya et moi faisons donc l’aller-retour avec la voiture (3 heures) pour aller chercher les pièces; un bon petit temps mère-fille! On arrive 5 minutes avant la fermeture du magasin 😅. Pierre Luc fait la réparation et on reprend finalement la route. À notre grand désarroi, un autre bip se fait entendre seulement 15 minutes plus tard; on doit s’arrêter… encore!
Nous vivrons ce scénario 7 fois en 3 jours! Chaque fois, on s’arrêtait pour une période de 2 à 6 heures pour faire les réparations. Vous dire qu’on était découragés et stressés est peut dire. MAIS une fois de plus, Dieu a pourvu!
Dieu a sa main sur nous 🙌🏻. Il a pourvu pour :
des endroits sécuritaires pour s’arrêter;
les magasins où trouver les pièces;
la température clémente pour pouvoir faire les travaux;
le renouvellement de l’intelligence de mon mari pour effectuer les travaux;
des amis pour prier, nous encourager et nous donner des conseils;
des étrangers qui s’arrêtent pour nous aider!
On s’est rendus au Manitoba de peine et de misère, mais on y est parvenus! On avait un brunch prévu avec un ancien collègue de travail de Pierre Luc ce matin-là, mais vu toutes nos mésaventures, on a plutôt fait un souper improvisé. La soirée passée avec Duane, Anita et leur fils Lucas nous a fait du bien : un succulent repas (sans gluten ni lait!), une terrasse chaleureuse, du plaisir avec leurs chiens et des discussions intéressantes!
Le retour à l’autobus était moins heureux. Vu qu’on était pressés de les rejoindre pour le souper, on a oubliés d’éteindre l’air climatisé pendant notre absence. Lorsqu’on est revenus à notre autobus ce soir-là, on avait passé vraiment beaucoup de nos batteries. Quand on s’est couchés, il nous restait que 20% de batteries. On se disait qu’on passerait la nuit de justesse, mais on pensait bien pouvoir se rendre au lendemain. On était tellement épuisés qu’on voulait juste se coucher. Et bien, une heure et demie après s’être couchés, une alarme m’a réveillée. Nos batteries étaient complètement vides! Non seulement on voulait garder l’autobus au frais, mais on voulait s’assurer de ne pas perdre la nourriture dans le frigo.
Il est 1h30 du matin, on est dans le stationnement d’un centre commercial donc on ne peut pas partir la génératrice, on est tellement fatigués qu’on a du mal à réfléchir, on hésite à redémarrer l’autobus de peur qu’une autre fuite survienne… Pierre Luc décide de prendre l’auto pour scruter les environs et voir si on peut stationner quelque part juste pour la nuit, le temps de brancher la génératrice. Pendant ce temps, je regarde sur Maps pour trouver un endroit. Au moment même où Pierre Luc entre dans le stationnement de l’église à laquelle on avait prévu aller le lendemain matin, j’étais en train de lui proposer le stationnement de l’église. C’est ce qu’on a fait, espérant qu’on serait bien reçus le lendemain matin…
Je vous laisse découvrir la suite dans mon prochain article!
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One Breakdown at a Time, God Provides
When you’re converting a bus, being part of Facebook conversion groups is almost a must. That’s where you build connections, find advice, and learn a thousand and one things you never knew you needed. And that week in July, we were once again reminded of the richness of the community.
We arrived on a Friday evening at Moe and Simpy’s place—they own the same bus model as ours. We had never met them in person, but Moe and my husband had exchanged countless messages and helped each other out over the years. Since we’d be passing not too far from their home, we suggested spending a weekend together.
So that’s exactly what we did: a weekend with Moe, Simpy, and their two teenagers—sharing meals, swapping bus stories, and dreaming up new projects. Pierre Luc even got the chance to fix the exhaust pipe on our heater system, which had been accidentally crushed earlier in the trip. Anaya enjoyed a haircut from Simpy, who happens to be a hairdresser, while Theo chased the dog around with water to play! On our last night, Simpy had a brilliant campfire idea: fill cones with marshmallows, chocolate, and strawberries, wrap them in foil, and warm them over the fire. Absolute perfection.
We left their place on Sunday morning (sadly missing church that day) since we had about 600 km ahead of us to reach Sault Ste. Marie for the night. Not long into the drive, we noticed an unusual smell inside the bus. We couldn’t place it and weren’t too worried… at first.
Monday’s drive was shorter—only 230 km—but the smell came back. This time it was unsettling. By the time we reached Wawa (still in Ontario) and pulled into a blueberry farm, we were more concerned. While Pierre Luc pondered, we tried to lighten the mood with some strawberry picking (it wasn’t blueberry season yet). We devoured them in record time and bought some delicious jam from the charming little gift shop.
The next day, we pushed another 500 km toward Thunder Bay. Eventually, Pierre Luc identified the smell: soot. Not good. And driving across Northwestern Ontario is exactly as I remembered from my train trip across Canada in 2003—endless lakes and rivers, punctuated only by small towns. It’s the kind of place you really hope your bus doesn’t break down, because you are literally in the middle of nowhere. But clearly, something was wrong.
Just before reaching our hosts in Thunder Bay, Pierre Luc spotted a Caterpillar service center. With God, there are no coincidences! We booked an appointment, worried it might be an engine problem. Thankfully, the verdict was better: the engine itself was fine, but the computer had recorded an incident in the exhaust pipe. When Pierre Luc checked, he found a cracked section of the pipe. He patched it temporarily so we could at least get to Winnipeg, where we hoped to find proper parts.
That’s when the real roller coaster began. Stress, sweat, and more than a few tears! I’ll spare you every detail and just summarize: On the 700 km drive from Thunder Bay, we planned to do it in one push. But only an hour and a half into the trip, the dashboard let out a loud alarm. We pulled over right away. An air hose was leaking. The only parts store was back in Thunder Bay. So Anaya and I drove three hours round trip to pick up parts—arriving at the store five minutes before closing 😅! Pierre Luc fixed it, but 15 minutes later, another alarm. And so it went…
Seven breakdowns in three days. Each repair stop lasted two to six hours. Discouraged? Absolutely. Stressed? Beyond words. But once again, God provided 🙌🏻
He provided safe places to pull over.
He provided stores with the right parts.
He gave us mild weather to work in.
He renewed my husband’s mind and hands to make the repairs.
He surrounded us with friends praying for us.
He even sent strangers who stopped to help.
By sheer determination—and God’s grace—we finally limped into Manitoba. Exhausted, we traded our planned brunch for an impromptu dinner with Duane, Anita, and their son Lucas. Their warm hospitality, a gluten- and dairy-free feast, laughter with their dogs, and great conversation refreshed us more than they know.
The return to the bus, however, wasn’t as pleasant. In our rush to join them, we’d forgotten to turn off the AC. By bedtime, our batteries were down to 20%. We figured we’d squeak through the night, but just an hour and a half after falling asleep, alarms blared—the batteries were dead. The bus was hot, the fridge was at risk, and we were utterly drained.
It was 1:30 a.m. We couldn’t run the generator in the mall parking lot. We hesitated to start the bus in case another air leak hit us. So Pierre Luc drove off to scout for a safe place, while I checked Maps. At that very moment, as he pulled into the parking lot of the church we had planned to visit the next morning, I was about to suggest the same church to him.
And that’s exactly where we ended up—trusting we’d be welcomed the next morning.
But the rest of that story… I’ll save for my next post.